Il aura fallu trois canicules et un été pour que Climloc passe de pépite entrepreneuriale saluée par la presse à cible favorite d’X. Entre les deux, il y a une escalade médiatique, une gestion de crise mal maîtrisée, et une structure d’entreprise qui, une fois qu’on regarde d’un peu plus près, raconte plus de choses que ce que Victor Nihoul et Wesley Wasielewski ont envie qu’on retienne.
Un succès qu’on ne peut pas juste mettre sur le dos de la météo
L’histoire a tout du conte entrepreneurial version 2026. Deux jeunes de 25 ans lancent en pleine vague de chaleur un service de location de climatiseurs. Quelques semaines plus tard : un entrepôt à Pantin, des antennes à Lille, Bordeaux, Strasbourg, et des chiffres qui donnent le vertige. Le Figaro, dans un premier portrait début juillet, parle de 19 000 euros de chiffre d’affaires en six jours. Le Parisien, deux semaines après, décrit des dirigeants qui stockent des climatiseurs dans leurs propres appartements, faute de place ailleurs.
On ne construit pas ça avec une canicule et un coup de chance. Il y a un modèle économique derrière, une communication qui sait ce qu’elle fait, et une structure pensée pour aller vite. C’est cette mécanique qui nous intéresse ici, pas la météo.
Trois histoires fondatrices pour une seule entreprise
Première incohérence : Climloc n’a pas une histoire de création, elle en a trois. Et elles ne racontent pas du tout la même chose.
Dans Le Figaro, tout part d’un SMS et d’un vocal envoyés un après-midi de juin 2025 : « Viens, on lance un business de location de climatiseurs. C’est trop marrant, non ? » Un récit de coup de tête assumé, presque fier de l’être.
Sur le site officiel, plus aucune trace de ce ton léger. Climloc naît d’une panne de climatisation dans un Ehpad parisien où résidait la grand-mère de Victor Nihoul. Un texte qui parle d’un pays mal préparé aux fortes chaleurs, d’un choix « absurde » entre acheter dans l’urgence et aider les plus fragiles.
Deux récits, deux fonctions. Le premier vend une success story spontanée et un peu potache. Le second construit une légitimité morale. Ce n’est pas un détail : c’est ce qui arrive presque systématiquement une fois qu’une boîte devient virale et se fait taper dessus pour opportunisme. La communication reprend la main et polit l’histoire pour la rendre plus défendable.
Et puis il y a un troisième écart, factuel celui-là. Les documents officiels (Pappers, BODACC) montrent que la SAS Climloc n’a été immatriculée que le 1er juin 2026, soit un an après l’« été 2025 » que racontent les deux versions. Ça n’invalide pas forcément l’histoire humaine derrière. Mais ça confirme une règle qu’on oublie trop souvent : la légende arrive toujours après les faits, jamais avec.
Signe que la version officielle a fini par s’imposer : la presse économique généraliste (Capital, RMC) reprend désormais exclusivement le récit de l’Ehpad et de la grand-mère, sans mention du SMS entre potes qui ouvrait pourtant le portrait du Figaro. En quelques semaines, un des deux récits fondateurs a purement et simplement effacé l’autre dans la couverture médiatique courante.
Sur le fond de l’activité, ces mêmes sources chiffrent un stock de 2 000 climatiseurs et un chiffre d’affaires d’un million d’euros sur 2026, avec une prestation qui couvre la location, l’installation, le remplacement en cas de panne, la reprise et le reconditionnement.
Un modèle économique qui repose sur un angle mort logistique
Le cœur du système, révélé presque par accident dans un reportage du Parisien plutôt élogieux au départ, tient en une phrase : Climloc achète des climatiseurs sur des plateformes e-commerce, les loue, puis les retourne au vendeur en s’appuyant sur les politiques de retour classiques, avant l’expiration du délai de rétractation, souvent fixé à trente jours chez Amazon. Résultat : l’entreprise ne finance jamais l’achat définitif de son parc.
Mettons-nous un instant à la place de Victor Nihoul et Wesley Wasielewski. Leur meilleur argument tient en une phrase : ils ne font rien d’interdit, juste un usage intensif d’une politique commerciale que la plateforme elle-même a définie et assumée. Aucune loi n’oblige à garder un produit qu’on retourne dans les clous du délai légal. Vu sous cet angle, c’est une optimisation logistique agressive, pas un vol.
Le problème, c’est que cet argument tient en système fermé, entre Climloc et Amazon, mais s’effondre dès qu’on l’ouvre au reste du monde. Une politique de retour est pensée pour un usage individuel occasionnel, pas pour alimenter un parc locatif commercial à but lucratif. Le plus surprenant, d’ailleurs, c’est qu’une fois le mécanisme découvert, les fondateurs ne l’ont pas caché : ils l’ont revendiqué publiquement comme une astuce plutôt que comme une zone grise. Ce choix de communication, à double tranchant, expose l’entreprise à une lecture bien plus sévère que si elle avait simplement laissé le sujet dans l’angle mort où l’avait laissé Le Parisien.
Sur les réseaux, une partie des utilisateurs ne s’arrête d’ailleurs pas à la critique morale. Plusieurs comptes X réclament ouvertement une saisine de la DGCCRF, en accusant Climloc d’acheter systématiquement chez des distributeurs comme Amazon dans le seul but de renvoyer les appareils gratuitement sous 30 jours, plutôt que de les acquérir en tant que professionnel. C’est une accusation d’un autre ordre que le simple opportunisme commercial : elle qualifie la pratique de détournement organisé d’un service pensé pour les particuliers. Rien n’indique à ce stade qu’une procédure ait été effectivement ouverte, mais l’appel est là, et il déplace le débat du terrain de l’opinion vers celui, potentiellement, du droit de la consommation.
À côté de ce mécanisme, deux autres foyers de critique reviennent dans les témoignages clients. D’abord un écart net entre les prix affichés en communication et les prix réels au devis. RMC détaille le calcul : une journée facturée 14,35 euros, soit un peu plus de 430 euros par mois, à laquelle s’ajoutent 95 euros d’installation et 25 à 40 euros de frais de livraison. Au total, l’addition peut grimper jusqu’à 2 400 euros par mois. Interrogé sur un cas client à 900 euros devenu viral sur les réseaux, Wesley Wasielewski relativise dans sa vidéo Instagram : « Non, 900 euros, ça peut être plusieurs appareils, livrés en urgence avec l’installation, le transport, le SAV, la maintenance et plein de frais que vous ne voyez pas. » Ensuite une accusation de tarification dynamique : les prix de prolongation grimperaient nettement pendant les pics de chaleur. Du surge pricing classique, sauf qu’ici il ne s’applique pas à une course en VTC un vendredi soir, mais à un besoin vital en pleine canicule, ce qui change entièrement la perception du procédé.
Le sourcing France : la pièce qui fait tout basculer
Il existe un document que Climloc n’a manifestement pas prévu de voir circuler : l’annexe 1 de ses propres statuts, intitulée « État des actes accomplis pour le compte de la société en formation ». Une pièce comptable interne, listant les achats effectués par Victor Nihoul avant même la signature des statuts, avec référence de facture, montant TTC et date pour chacun. Rien à voir avec un tweet ou une capture d’écran : c’est un document juridique produit par l’entreprise elle-même.
Et ce document raconte une histoire précise. Entre le 20 juin et le 4 juillet 2025, soit les tout premiers jours de l’activité, Climloc achète pour environ 31 200 euros de climatiseurs chez Boulanger, Leroy Merlin, Cdiscount, Amazon et un grossiste identifié comme MD 26, tous en France. Rien en Italie, rien en Espagne, rien en Hongrie sur cette période fondatrice.
Or Wesley Wasielewski a déclaré, dans Le Parisien, en réponse à l’accusation de vider les stocks français : « Nos climatiseurs, on va les chercher en Italie, en Espagne, en Europe de l’Est mais pas en France. » Une vidéo, depuis supprimée des réseaux de l’entreprise, allait dans un sens qui contredit cette phrase plutôt que la nuance : les fondateurs y racontent avoir envoyé des camions dans les enseignes d’Île-de-France, avec cette formule qui ne laisse guère de place à l’interprétation : « Rupture partout. On avait vidé le retail parisien. » Ce n’est qu’après avoir épuisé le retail, puis les grossistes, qu’ils se seraient tournés vers l’Estonie, la Hongrie et l’Espagne.
Autrement dit : la version que Climloc a donnée à la presse pour se défendre de l’accusation la plus grave qu’on lui adresse, celle d’avoir asséché le marché français en pleine pénurie, est directement contredite à la fois par un document produit par l’entreprise elle-même et par les mots des fondateurs dans une vidéo qu’ils ont ensuite jugé préférable de retirer. On ne peut pas affirmer publiquement « pas en France » quand on dispose, dans ses propres archives, de factures Boulanger, Leroy Merlin et Amazon datées de la semaine où l’entreprise se lance.
C’est là que le problème de fond de Climloc devient visible : ce n’est pas tant d’avoir acheté en France, ce qui est en soi banal pour n’importe quelle jeune entreprise qui démarre avec les moyens du bord, que d’avoir choisi de le nier plutôt que de l’assumer. La suppression de la vidéo, une fois le document comptable venu contredire le discours officiel, confirme le réflexe. Le storytelling de Climloc ne s’est jamais construit comme un récit stable : il s’est ajusté, poste après poste, réponse après réponse, sans jamais que quelqu’un semble vérifier si la nouvelle version tenait face à ce que l’entreprise avait déjà dit, écrit, ou signé ailleurs. Un mensonge assumé se défend. Un mensonge démenti par ses propres pièces comptables, non.
L’escalade médiatique, ou comment un article plutôt gentil finit en incendie
Le bad buzz Climloc n’est pas né d’un article à charge. Il est né d’un empilement, et surtout d’un enchaînement précis qu’il vaut la peine de décomposer.
9 juillet. Le Figaro publie « Opportunistes ou arnaqueurs ? », article collectif qui pose la question sans trancher, Climloc au milieu d’autres profils similaires. Première alerte, peu d’écho : le chiffre choc (19 000 euros en six jours) circule, mais dilué parmi d’autres cas, il ne cristallise rien.
14 juillet. Le Parisien publie un reportage plutôt flatteur depuis l’entrepôt de Pantin. Ce n’est pas l’article qui explose, c’est le tweet qui le promeut : 11 à 18 millions d’impressions selon les sources. Sur les réseaux, un tweet promotionnel se lit sans le contexte nuancé de l’article qu’il annonce ; il ne reste que l’image de deux jeunes souriants devant des rayonnages pleins de climatiseurs, en pleine pénurie. C’est une image qui se suffit à elle-même pour déclencher la colère, bien avant que quiconque ait lu l’article. Certains commentaires y verront un « publi-reportage » déguisé : Victor Nihoul dément, dans le blog de réponse aux critiques publié quelques jours plus tard, toute rémunération ou commande de l’article par Climloc. Rien, à ce stade, ne vient contredire cette version.
Entre le 14 et le 17. Ce sont ces trois jours de silence relatif qui comptent le plus. Aucune réponse publique de Climloc pendant que l’indignation s’accumule laisse le champ libre à une seule lecture des faits, la plus défavorable, qui a le temps de s’installer comme vérité par défaut avant que l’entreprise ne reprenne la parole.
17-18 juillet. La polémique dégénère. Accusation de captation des stocks en pleine pénurie, témoignages à plus de 100€/jour pour des prolongations, soupçons de faux profils sur la page équipe, faux témoignages clients avec photos de banque d’images. Des dizaines de comptes X relaient, certains dépassant des centaines de milliers de vues. Le Parisien supprime lui-même son tweet, ce qui, loin d’éteindre l’incendie, confirme aux yeux du public qu’il y avait bien quelque chose à cacher.
On retrouve ici un schéma classique des bad buzz récents : l’article de fond n’y est presque pour rien, tout se joue dans sa compression en une image choc, puis dans le silence qui suit, le temps que cette image devienne un verdict avant même l’ouverture du procès.
Une gestion de crise à plusieurs vitesses, qui finit par se contredire
Climloc n’est pas resté sans réaction face à la polémique. Mais les registres utilisés ne racontent pas la même chose, et ça finit par s’annuler.
Il y a d’abord une réponse argumentée et posée : un long billet de blog, « Ce que les commentaires oublient de dire », qui répond point par point (pénurie, écologie, tarifs, publics fragiles) avec des éléments de langage travaillés : mutualisation, sourcing européen, tarifs solidaires.
Il y a ensuite une réponse plus incarnée : une vidéo Instagram de 91 secondes où l’un des fondateurs reprend les mêmes arguments face caméra, montre les tweets les plus violents reçus, et termine sur une note volontairement provocatrice : « Victor a pas le bac. J’ai pas de diplômes. » Retour au mythe du rebelle anti-système déjà esquissé dans le portrait du Figaro.
Et puis il y a la réponse qui a tout fait dérailler. Le compte officiel @climloc répond à un client mécontent : « Et si ! Vous reviendrez chaque été, rampants comme des cafards, car vous n’avez pas assez de sous pour une vraie clim ! » Là, on ne parle plus d’un modèle économique contestable. On a, dans les mots de la marque elle-même, la confirmation du mépris qu’on lui prêtait déjà. C’est le moment où la gestion de crise cesse d’être défensive et devient carrément un problème en soi. Un blog argumenté et une vidéo de contrition maîtrisée ne pèsent plus grand-chose face à une seule phrase de ce genre, publiée depuis le compte de la marque et vue par des dizaines de milliers de personnes. Ce n’est pas une erreur de fond, c’est une erreur de gouvernance : rien, dans la façon dont Climloc gère l’accès à son compte officiel, n’a visiblement prévu qu’une réponse à chaud, en pleine tempête, puisse devenir la pièce à conviction numéro un contre l’entreprise elle-même.
À ça s’ajoute la désactivation temporaire de la fiche Google Business de l’entreprise en pleine tempête, qui se lit moins comme une preuve de transparence que comme une tentative assez visible de limiter l’exposition aux avis négatifs. Le mouvement est allé plus loin encore le 18 juillet au soir, quand le compte X officiel de Climloc a purement et simplement disparu. Puis la fiche Google est réapparue, avis compris, sans qu’aucune explication n’accompagne ni sa disparition ni son retour. Trois décisions prises en quelques jours, chacune dans une direction différente : fermer, rouvrir, disparaître ailleurs. Difficile d’y voir autre chose qu’une gestion de crise pilotée à vue, réaction par réaction, sans ligne stable d’un jour sur l’autre.
Une structure juridique pensée pour la vitesse, pas pour tenir
Les données officielles (Pappers, BODACC, INSEE) apportent un éclairage qui tranche avec les allégations qui circulent sur les réseaux. La SAS Climloc a été immatriculée le 1er juin 2026, capital social de 1 000 euros, et déclare zéro salarié pour 2026. À mettre en face de la vingtaine de postes affichés sur la page équipe du site, et de la trentaine de livreurs à vélo cargo revendiqués. Pas de compte annuel disponible, pas de procédure collective, pas de contentieux, pas de sanction à ce jour : sur le strict plan légal, le dossier est vierge.
La même adresse de domiciliation (58 rue de Monceau, Paris 8e, via le domiciliataire Les Tricolores) sert de siège à plusieurs autres structures portées par les mêmes fondateurs, sur moins de trois mois : Haloban Prod (4 mars 2026), Vroam (19 mai), Haloban Motoris (29 mai), Climloc (1er juin), plus deux entités citées par Pappers en lien avec Climloc, Haloban Capitalis et Haloban Prosperis. Une nomenclature qui ressemble plus à une architecture de holding qu’à une succession de projets isolés.
Rien d’illégal là-dedans, et c’est même assez courant chez de jeunes entrepreneurs qui testent plusieurs concepts en parallèle. Mais ça éclaire différemment le reste du dossier : une équipe présentée comme professionnelle et étoffée, mais qui semble en partie reposer sur des freelances juniors ; des profils dont l’authenticité a été mise en doute publiquement ; un modèle qui optimise chaque euro de trésorerie plutôt que d’investir dans un actif détenu. Le fil conducteur, c’est une entreprise construite pour aller vite et léger à peu près partout où on regarde : dans son organisation commerciale, dans sa logistique, dans ses statuts, et jusque dans la version qu’elle donne d’elle-même.
L’argument écologique : un chiffre juste, un cadrage qui l’est moins
Le site consacre une page entière à un « Rapport d’impact 2026 » sur la livraison à vélo-cargo dans Paris, avec un niveau de rigueur qui n’a plus rien à voir avec le reste de la communication : facteurs d’émissions sourcés à l’ADEME, comparatif chiffré vélo-cargo/utilitaire diesel, méthodologie en quatre points. Le chiffre central (2,45 kg de CO2 évités par livraison) n’a rien de faux et s’appuie sur une source publique vérifiable.
Le souci, c’est le périmètre. Toute la démonstration s’arrête au dernier kilomètre parisien, alors que Climloc a elle-même communiqué, ailleurs, sur un sourcing en Italie, en Espagne, en Hongrie, avec des convois organisés en urgence. Rien dans le rapport ne parle de l’empreinte de ce transport longue distance, forcément bien plus lourde que celle d’un vélo-cargo. La page ne raconte aucun mensonge chiffré ; elle photographie juste le maillon le plus flatteur de la chaîne. La mutualisation vantée par ailleurs (un même climatiseur loué à 5 ou 10 foyers par saison) pose d’ailleurs le même genre de question sans jamais la traiter : plus on mutualise, plus il y a de reprises et de livraisons associées au même appareil, ce qui va en partie à l’encontre de l’argument vélo mis en avant juste à côté. Cette page a beau être la plus rigoureuse de tout le site sur le plan méthodologique, elle finit par montrer surtout ce qui l’arrange, un kilomètre parisien plutôt qu’un convoi hongrois.
Ce qui reste, une fois la poussière retombée
Climloc n’a créé ni la pénurie de climatiseurs ni la canicule qui l’a rendue si rentable. La demande était réelle, l’idée n’avait rien d’absurde, et sur le strict plan légal, l’entreprise n’a à ce jour rien à se reprocher.
Ce qui a vraiment posé problème, c’est qu’à chaque nouvelle attaque, Climloc a répondu sans se retourner sur ce qu’elle avait déjà dit la veille. Trois genèses différentes selon qui pose la question. Un modèle économique découvert par accident, puis revendiqué avec fierté une fois qu’il n’y avait plus moyen de le cacher. Un discours sur le sourcing français qui s’écroule devant ses propres factures. Aucun de ces épisodes, pris seul, n’aurait suffi à faire basculer quoi que ce soit. C’est leur accumulation, et le fait qu’aucun n’ait jamais été vérifié contre le précédent, qui a fini par ressembler à un mensonge permanent plutôt qu’à une communication maladroite.
Le produit, lui, tenait la route. C’est la façon dont on l’a raconté, en changeant de version à chaque nouvelle attaque, qui a fini par se retourner contre ses deux fondateurs, au point de les pousser à faire disparaître leur compte X plutôt que de continuer à défendre une histoire qu’ils avaient eux-mêmes trop souvent réécrite.

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